mardi 8 juillet 2014

Brillant ! Que dire de plus ? Qu'exprimer de plus ? Qu'utiliser d'autre que cet adjectif qui de nouveau qualifie un roman de John Green, comme s'il ne voulait plus s'en détacher. Brillant, et surprenant !


Miles rentre cette année à l'université. C'est pour lui l'occasion de s'écarter enfin de la petite ville morte qu'il a connue et de découvrir la Vie, en quête d'un Grand Peut-être. Il est admis au pensionnat de Culver Creek en Alabama où il est en colocation avec Chip, qui connaît bien l'internat puisqu'il y est depuis un an, tout comme Alaska, sa meilleure amie. Avec eux, grâce à eux, Miles va découvrir la vie, la vraie. Il va apprendre à avoir des responsabilités, à les prendre, et surtout il va s'amuser. Comme jamais.

Et surtout il va découvrir Alaska. Alaska … Jeune fille fugace, insaisissable … Elle peut bouleverser votre vie et pourtant vous ne la connaitrez jamais vraiment, et ne le comprendrez jamais vraiment non plus. Mais c'est Alaska … Alors on lui pardonne tout. Les questions laissées sans réponses, les instants d'absence, les écarts de conduite, on lui pardonne. On lui pardonne parce qu'elle est notre amie, cette amie formidable qui sait écouter sans rien dire, qui sait l'ouvrir pour vous défendre, cette fille incompréhensible, aussi saisissable qu'un courant d'air, qui sait paraître lionne alors qu'elle n'est que souris. Alaska … LA force du roman.
Miles est encore un personnage atypique du maître Green. Ce jeune garçon, mal dans sa peau, à l'étroit, en quête de liberté et d'épanouissement, est complètement fan des dernières phrases. Oui les dernières phrases des défunts, les derniers qu'ils ont prononcés. Il trouve cela absolument fascinant, et je dois bien vous avouer qu'après lecture du roman, je trouve ça très intéressant aussi ! C'est une belle découverte, et toutes les dernières paroles trouvées dans le livre étant véridiques, je dois reconnaître que certaines personnes finissent par des phrases vraiment, mais vraiment, trop bizarres.
Ensuite, il y a Chip, dit Le Colonel. Quel personnage ! Meilleur ami d'Alaska depuis longtemps, il est aussi décalé qu'elle. Il a des idées assez arrêtées sur beaucoup de choses, déteste l'autorité et les weekendeurs et aime l'alcool. Il aime aussi mettre le bazar bien qu'il ne soit pas un mauvais garçon. C'est un crack en maths et un ami fidèle et loyal. Un personnage à la Green, un peu le second du héros, laissant au récit une touche d'humour et de légèreté de la même façon que le faisait Hassan dans Le théorème des Katherine.

Je dois le reconnaître, la première partie du roman peut être perçue comme lente. Parce que John Green prend tout son temps pour installer son histoire, ses personnages. Il nous les fait rencontrer, nous les apprécions et devenons leurs plus vieux amis, ceux qui savent tout d'eux, ou presque. Puis vient Le rebondissement. Car dans la première partie du roman, ce ne sont pas des chapitres mais des jours avant. Mais avant quoi ? On ne le sait pas avant d'y arriver. Et on aurait préféré ne jamais y arriver.

John Green distille le suspense, les doutes, l'amour, la joie et la peur dans l'esprit de son lecteur. Il nous transforme une fois de plus en marionnettes, impuissantes, spectatrices de la pièce que ses personnages vont nous jouer sans que jamais on puisse intervenir, s'interposer entre les personnages et leurs destins. Et surtout, encore une fois, on apprend. Oui, on apprend, on grandit avec ce roman. On apprend beaucoup sur la vie des étudiants américains, sur leur mode de vie dans un internat.  Sur l'alcool qui fait des ravages, là-bas comme ailleurs … On apprend aussi combien les amis sont précieux, et combien il faut être responsable envers ses amis, pour leur protection.

Comment ne pas souligner encore une fois la qualité d'écriture de cet homme qui encore une fois est arrivé à me surprendre. Il m'a surpris avec les rebondissements de son histoire, auxquels on ne s'attend vraiment pas.  Et puis il y a son écriture, toujours aussi belle, toujours aussi puissante ! On sort d'un John Green comme on quitte un excellent ami avec qui on vient de passer un super moment: avec nostalgie et avec l'espoir de le revoir bientôt.

Encore une pépite pour Jean Vert ! Au plaisir d'en lire un nouveau bientôt !

Retrouvez par ICI un article sur John Green !
Théo

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