dimanche 25 juin 2017

      Dans 3 jours, ça aurait fait 6 mois que rien n'aurait fleuri sur ce blog. 6 mois ... Ma plus longue absence. Comme d'habitude, études et autres occupations ont pris le pas sur la lecture. Les livres et textes à lire pour les cours ont pris le pas sur mes temps libres que les fiches de cours emplissaient déjà. A ça, se sont ajoutées les trois associations dans lesquelles je me suis engagé, avec plaisir et envie. Forcément, ça plus la fatigue, plus les séries, plus ma vie perso à côté ... Tout ça a fait que 6 mois se sont écoulés sans que je ne lise presque rien.

     Mais depuis quelques temps, je sentais l'envie poindre le bout de son nez. Comme un bourgeon naît sous le soleil, mon envie de lire a repris aussitôt que mon temps s'est dégagé. Alors, lentement mais sûrement, comme lors de a première fois, comme un bleu, un débutant, j'ai remis mes yeux de lecteurs. Réappris à voir, sentir, et ressentir à travers les mots. J'ai réappris à lire des mots sans les voir tandis que mes yeux, mes oreilles et tous mes sens étaient plongés dans les histoires que me contaient les lettres. Le vertige des falaises m'a redépucelé, A la place du cœur m'a réappris toutes sortes de positions. Arnaud Cathrine et Gilles Paris ont été les meilleurs coachs pour me renvoyer au pays des mots.

      Même au plus fort des études, j'ai continué à lire. De la presse, des trucs pour Sciences Po. Mais la tentation de retourner vers la fiction était trop forte. Comme on retrouve une vieille copine, on s'est retrouvé, et c'est comme si rien n'avait changé. On a ri ensemble, on s'est raconté nos vies. On a vu que nos goûts avaient un peu changé, mais qu'au fond, on était toujours les mêmes. Elle, racontant mille possibles, mille mondes, mille vies. Elle inventant des mondes et des vies quand elle ne réinvente pas le nôtre. Moi, toujours trop sérieux, toujours trop émotif, toujours trop timide et pleins de paroles qui sortent trop vite et sont souvent trop gênantes quand elles ne sont pas blessantes. Moi, toujours prêt à la suivre où elle voudra, parce qu'il y a bien longtemps qu'elle a fait de moi son jouet. Des choses ont changé, c'est vrai : je me suis découvert de nouvelles facettes, de nouvelles limites, je ne la regarde plus de la même façon. Je réfléchis un peu plus à ce qu'elle me dit. J'aime quand elle met plus de fond, quand elle se veut philosophe. J'apprécie désormais toute l'étendue de son pouvoir. Et jaime ça. La fiction, c'est l'univers des possibles. La fiction, c'est π : elle contient toutes les possibilités et inclut ce que l'on ne conçoit pas. L'infini.

      Si la lecture m'a suivi tout au long de l'année, le blog, lui, n'a pas eu cette chance. Pourtant, ce n'est pas l'envie qui m'a manqué. Sincèrement, j'aurais voulu revenir plus vite. J'adore ce blog. C'est mon enfant, mon espace de liberté, j'y fais et dis ce que je veux. J'y partage une passion sincère, et vous êtres depuis longtemps fidèles et au rendez-vous. Sachez que votre présence est un cadeau inestimable. Après 6 mois, je comprendrais que vous soyez partis vers d'autres rivages. J'espère savoir vous reconquérir. Car je ne veux pas arrêter. Même par intermittence, même si ça n'est pas aussi bien, aussi fourni, aussi régulier que je le voudrais, je continuerai. Pour vous, pour moi. 

Alors pardon.

On est le 25 juin 2017, et aujourd'hui, ici, tout recommence.

A très vite,
Théo

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