Cher toi, chère toi, chers vous,
chères vous,
Je suis de retour. Il était grand
temps que je revienne par ici, que je revienne donner vie à ce petit bout de
moi. Il était grand temps que je vienne faire fleurir des petits mots, des mots
longs, des mots lents, des mots vifs, des mots signifiants, des mots
insignifiants. Définitivement, des mots pour dire. Pour dire combien j’aime les
livres. Combien j’aime les histoires. Combien ces dernières sont nécessaires
pour réenchanter le monde gris de l’actualité. Oui, il était temps que je
vienne vous revoir. Vous m’avez manqué.
Ma vie a bien changé depuis la
dernière fois qu’un petit billet s’est frayé un chemin jusqu’à vous. Désormais,
je vis seul, et de l’autre côté de la France. De Bordeaux, son climat doux et
son cocon familier, fait d’amis, de famille, de rires et de souvenirs, de
larmes et de drames, je suis parti. Vers où ? Vers de nouvelles aventures.
Vers une nouvelle ville, et une nouvelle vie. Lyon. Autre ville, autre
frontière. Autre climat. Lyon. Théâtre désormais de ma petite vie. Je ne saurais
aujourd’hui vous dire quelle ville je préfère. Bordeaux est encore sublimée par
18 ans de souvenirs. Mais elle n’a pas besoin de ça pour faire voir au monde
combien elle est belle ville. Mais Lyon est ma ville d’adoption. Une ville de
possibles, où j’écris tout au futur. Lyon est pleines de promesses, d’espoirs,
de rêves, inavouables et inavoués. Lyon est désormais mon nouveau théâtre, mon
nouveau terrain de jeu, et j’apprends encore à m’adapter.
J’ai changé de monde aussi. Je
suis passé de mon lycée tranquille, de ma petite classe de 34 en terminale S à
une promo de 180 dans l’IEP lyonnais. Sciences Po Lyon est maintenant ma
maison, et très honnêtement, c’est passionnant. Cela faisait bien longtemps que
je n’avais pas pris autant de plaisir en cours, à découvrir toujours de
nouvelles choses
Bon, et il faut bien se l’avouer,
je lis bien peu pour moi. Je doute fort qu’une chronique d’un livre d’économie
vous passionne, et je ne suis pas sûr d’avoir envie de l’écrire. Je parlerai
bien assez de ces livres lors du partiel qui se dessine.
Alors pourquoi revenir maintenant
me direz-vous, alors que mes examens commencent la semaine prochaine et que
j’en ai jusqu’à mi-janvier ? Je suis, au moment d’écrire ces lignes, dans
le train qui me ramène de Paris. Plus précisément, ce train me ramène du salon
du livre de Montreuil. Et ce salon m’a rappelé combien la littérature sait être
un refuge, une amie précieuse, une oasis de calme. J’ai revu là-bas tous ces
gens que j’ai rencontrés grâce à mon blog, et rencontré d’autres personnes
encore. Ce week-end fut magique. Hors du temps. Comme à chaque fois, Montreuil
fut une bulle d’air dans mon quotidien. Ce salon est un sanctuaire, un temple
dédié aux rêves. Entre ses murs, l’imaginaire est maître, l’art domine, l’amour
de son métier remplit l’air d’un je-ne-sais-quoi de magique. Une fois encore,
je ne saurai assez remercier les bénévoles et équipes du salon. Ce salon ne
serait définitivement pas ce qu’il est sans eux. Ils sont les piliers du
temple, les gardiens de la magie du lieu. Sans eux, tout s’écroule. Avec eux,
tout brille, scintille, jaillit avec joie et couleurs. Merci. Du fond du cœur,
merci.
Aujourd’hui, 4 décembre, nous
avons remis sur la scène littéraire de ce même salon le prix de la quatrième
édition de La voix des blogueurs à
Flore Vesco pour son pétillant roman De
capes et de mots. J’ai eu la chance d’animer en compagnie de Marie (alias Bob et Jean-Michel) la rencontre avec
Flore Vesco et Stéphane Servant. C’était, je crois, un beau moment. En tout
cas, pour moi, c’était un moment merveilleux. Je vous ferai bientôt un article
pour vous parler un peu de cette 4ème édition, et de cette
conférence.
Et puis, je reviens aussi ici
pour deux autres raisons au moins. La première est Noël. C’est un beau moment
Noël. Et c’est un encore plus beau moment quand vous trouvez sous le sapin un
bon ivre déposé par le Père Noël. Et j’ai quelques idées que vous pourriez lui
souffler et dont j’aimerais vous parler. La seconde : Exprim’ a 10 ans. Et
je ne me voyais pas finir cette année sans vous en parler ici.
Enfin, j’avais fini l’année
dernière en essayant de croire que cette année 2016 serait autrement plus belle
que l’année 2015. Force est de constater que les évènements m’ont fait mentir.
Inutile de les citer ici, on sait tous ce qui s’est passé autour de notre
planète. Et 2017 ne saurait être meilleure je le crains. L’élection
présidentielle ne va faire qu’exacerber les clivages d’une société déjà trop
divisée. Je crois qu’il faut porter un message d’union, un message d’espoir, un
message de tolérance. Je crois qu’il faut croire qu’on va s’en sortir. Que
l’avenir peut devenir meilleur. Mais pour ça, il faut que des voix s’élèvent
pour défendre cette union, cette tolérance. La différence ne saurait être un
critère d’exclusion. La différence n’est que richesse. Elle signifie que des
façons différentes de voir le monde existent, que nous avons tous à apprendre de
l’autre. Il faut juste accepter de se taire un instant. D’écouter le bruit du
monde, les voix des autres. Écouter. Comprendre. Tolérer. Je suis intimement
persuadé que les livres sont une manière d’écouter ce bruit, d’appréhender
l’autre tout en lui confrontant notre propre singularité. Alors je continuerai
ici à défendre ardemment les livres, la littérature. Et s’il le faut, je
m’engagerai. La division n’a que trop duré.
Alors cher lecteur, chère
lectrice, me voilà de retour. A quelle fréquence ? Je ne le sais pas.
Pourquoi faire ? Parler. Écrire. Échanger. Sur quoi ? La littérature
principalement. Mais peut-être qu’un film, un album de musique ou je ne sais
quel autre sujet viendra se glisser entre les lignes de ce blog.
Bon retour ici. Qui que tu sois
derrière ton écran, bienvenue. Tu vas voir, on va s’amuser, on va réfléchir, et
on va lire de belles choses.
A tout bientôt,
Je t’embrasse,
Théo
Cher toi,
RépondreSupprimerJe suis heureuse de savoir que tu es de retour, que ça se passe bien. Ta lettre est très touchante, émouvante... Vraie.
Je ne sais pas pour les autres mais moi ça m'avait manqué de te lire .. ^^
Un jour j'irai à Montreuil, vous nous en faites tous tellement rêvé... ~
Bon courage pour tes partiels et joyeux noël si tu ne reviens pas d'ici là
♥
RépondreSupprimerBon et bien je t'ai découvert via La Voix du Livre (Tom te racontera comment je suis une pro de l'incruste ;) ).
RépondreSupprimerSi je t'écris c'est quand te lisant, je me suis reconnue quand j'ai quitté ma petite campagne pour la prépa à Paris, après j'étais déchiré entre la fascination et la tristesse, mais parce que mon année ne s'est pas bien passée. Mais je me souviens de ce besoin de se raccrocher à quelques d'autres à un moment
Bref, au plaisir de te découvrir !